Questions-Réponses

« Excellent livre :
– pédagogique : on peut parvenir à comprendre les mécanismes de la finance d’un certain niveau de complexité, en partant de zéro
– Il est concis : Pourquoi « Principles of Corporate Finance » est-il 5 fois plus gros ?
– Clair : présenté avec une alternance d’introductions, de théorie, de dialogues illustratifs et d’exemples
– Et très drôle : des calembours de grande finesse, et un synthèse de chaque chapitre en alexandrin !
=> foncez »

(commentaire sur Amazon, novembre 2012). Pour commenter la 2ème édition, c’est ici.

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85 réactions à Questions-Réponses

  1. CT a écrit:

    Pour info, il y a plusieurs questions qui ont déjà reçu une réponse sur cette page. Mais merci d’utiliser plutôt les commentaires ci-dessous à partir de maintenant.

    • Bastien L. a écrit:

      bonjours,

      J’ai une question concernant “risque et rentabilité” de votre ouvrage comprendre toute la finance. Dans le calcul de la volatilité de l’actif Bazar Maniaque vous avez calculé la moyenne des écarts en divisant par 4 la somme des 5 valeurs… et j’aimerais savoir si, dans une moyenne de (par exemple) 9 valeurs, faut il divisé encore par 4 ou bien par 8?
      voila je vous remercie beaucoup d’avance

      P.S j’aime énormément votre ouvrage et j’aimerais savoir si votre “analyse financière” a était écrit dans la même optique que comprendre toute la finance? Si vous l’avez écrit toujours avec humour et complété d’exemple? enfin toujours aussi abordable pour les debutants? merci d’avance

      • CT a écrit:

        Bonjour Bastien,
        merci pour vos compliments, et continuez à aimer l’ouvrage ! 🙂
        Pour votre question sur les moyennes, le principe est que la moyenne prend un degré de liberté, donc quand on calcul des écarts à la moyenne, elle est déjà présente dans le calcul, donc il ne faut pas la compter. Donc pour 9 valeurs, il faudra diviser par 8. Pour 42 valeurs (dont vous n’ignorez pas que c’est la réponse à la Question sur la Vie, l’Univers et le Reste), on divisera par 41.
        Pour « Analyse financière », non, ce serait vous mentir que de vous dire qu’il est écrit dans le même style. C’est un ouvrage « normal », j’espère qu’il est aussi clair, et il contient des illustrations numériques ainsi qu’un cas d’analyse financière corrigé à la fin. Il est donc pour les débutants aussi. Mais pas de blagounettes…
        Cordialement,
        Christophe Thibierge

        • Bastien L. a écrit:

          re bonjours MrThibierge,

          Je vous remerci infiniment pour vos reponses, bien que je n’ais pas totalement compris pourquoi l’on doit diviser par le nombre de valeur n-1. Je me suis aventuré sur le site de finance (ABC bourse) ou dedans je suis tombé sur une partie cours ET j’ais decouvert une version légérement différente de la variance ainsi que ses calculs. Dans ce site il est expliquer que la variance d’un actif est calculé en soustrayant la moyenne du cours de l’actif X au cours de l’actif X a l’instant i le tout au carré puis divisé par le nombre de période… Ici ils n’ont pas pris en compte le degré de liberté et ont divisé par le nombre exacte de periode. Voila j’aimerais savoir ce que vous en penser Oh dieux de la finance et je vous remercie d’avance.

          cordialement,
          Bastien

          P.S j’aime beaucoup votre referance a H2G2, vous etes donc un expert financier doublié d’un cinéphil ^^

    • Bastien L. a écrit:

      re bonjours MrThibierge,

      Je vous remerci infiniment pour vos reponses, bien que je n’ais pas totalement compris pourquoi l’on doit diviser par le nombre de valeur n-1. Je me suis aventuré sur le site de finance (ABC bourse) ou dedans je suis tombé sur une partie cours ET j’ais decouvert une version légérement différente de la variance ainsi que ses calculs. Dans ce site il est expliquer que la variance d’un actif est calculé en soustrayant la moyenne du cours de l’actif X au cours de l’actif X a l’instant i le tout au carré puis divisé par le nombre de période… Ici ils n’ont pas pris en compte le degré de liberté et ont divisé par le nombre exacte de periode. Voila j’aimerais savoir ce que vous en penser Oh dieux de la finance et je vous remercie d’avance.

      cordialement,
      Bastien

      P.S j’aime beaucoup votre referance a H2G2, vous etes donc un expert financier doublié d’un cinéphil ^^

      • CT a écrit:

        Bonjour,
        le principe des degrés de liberté est le suivant : dans un échantillon de N valeurs, la question est de savoir quelles valeurs sont dépendantes des autres, et lesquelles sont indépendantes. Ici, la moyenne est une valeur dépendante des autres (car calculée à partir des N valeurs). Aussi, quand on calcule la moyenne des écarts à la moyenne, on a N écarts, mais fondés sur une valeur dépendante (la moyenne). Cela va biaiser l’estimation de la variance. C’est pour cela qu’on calcule une variance empirique fondée sur N-1. Ce petit lien est relativement clair, je trouve : http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?12,379869,432345
        Cordialement,
        CT

  2. Pingback:2 018 exemplaires vendus + un bonus | Comprendre toute la finance

  3. Thomas S. a écrit:

    Monsieur Thibierge,
    Hier mon banquier (BRED) me contact par téléphone pour me proposer des actions de sa banque qui va faire une augmentation de capital. Le prix de l’action passera de 9,5€ à 10,5€.
    Est-ce qu’il me propose une « affaire » ou vais-je me faire arnaquer parce que lui ne pense qu’à sa commission ?

    • Admin a écrit:

      Bonjour Thomas,
      1) en finance, « il n’y a pas de déjeuner gratuit », donc si votre banquier prend sur son temps pour vous appeler, c’est qu’il est intéressé. Cela peut être pour toucher une commission, mais cela peut aussi être (soyons optimiste) que pour lui, un client satisfait, c’est un client qui consommera plus à l’avenir (cartes de crédit, assurances, etc. (cf. théorie de l’agence, p. 211)
      2) en règle générale, une augmentation de capital se fait parce que les anciens actionnaires y trouvent de l’intérêt (sinon, ils n’auraient pas voté l’augmentation de capital). Cela peut signifier que les titres sont surévalués, ou que les anciens actionnaires détiennent une information que vous n’avez pas. Ce n’est pas systématique, mais cela incite à la prudence : si vous participez à cette augmentation de capital, ayez plutôt une optique de long terme. Ne participez pas à l’augmentation de capital en espérant un gain rapide à court terme. Cf. « les augmentations de capital » p. 198, et notamment pour votre question et ma réponse, p. 201.
      Cordialement,
      CT

      • Semitela a écrit:

        Surtout que l’augmentation est une dillution de l’actionnariat par l’emission de nouvelles actions. Donc en principe le prix doit baisser et pas monter. :/. Pour finir je tiens a signaler que acheter des actions c’est pas « acheter du papier » ou « acheter du vent » … c’est acheter une entreprise. Et l’on n’investie que dans les choses que l’on connait parfaitement. Si vous n’avez pas prix soin d’étudier les comptes financier de la BRED et analysé vos objectifs d’investissement c’est comme se mettre la corde au cou ! Un achat d’action est une chose très sérieuse. C’est pas un jeu pour ados prépubères. :/ Je penses que votre banque a des difficultés pour financer son augmentation de capital et a recours directement ç ses clients. Toutes les banques qui veulent emettre des obligations passent en priorité par leurs clients :/ Surtout en ce moment que les taux d’intérêts sont bas, il y a prolifération de nouvelles emissions obligataires.

  4. Delasnerie a écrit:

    C’est la première fois que je passe du bon temps à la lecture d’un ouvrage de technique financière, laquelle, généralement, me plonge rapidement dans un paisible assoupissement. Quoique ayant pas mal pratiqué la gestion d’entreprise, j’ai vu sous un jour nouveau quelques sujets que je croyais bien connaître. Pas mal !
    Quelques remarques ponctuelles :
    – Au bilan, l’actif de la page 22 ne comporte pas d’actifs financiers (placements, participations, prêts …), c’est voulu ?
    – Votre conclusion rappelle fort opportunément que « tout n’est pas dans la finance ». Je comprends que cette philosophie ne peut pas être répétée partout dans un ouvrage sur la finance mais elle est peut-être trop escamotée dans certains topos ponctuels. Dans l’intro du Chap 3 : les études supérieures peuvent-elles être réduites à un « choix d’investissement » ? Au chapitre 6, les méthodes d’évaluation d’une entreprise qui sont évoquées ne prennent pas en compte les aspects « hors finances pures » : synergies commerciales, économies d’échelle, élimination de concurrents, acquisition de technologies, « recrutements » par achat … ; on voit par ailleurs que la bourse s’affranchit largement des critères rationnels.
    – Peut-on en janvier 2012 classer les OAT dans les placements sans risque ?
    – La relation risque-rentabilité a été passablement pervertie ces dernières années par le développement de divers mécanismes d’assurance. On peut les comprendre lorsqu’ils fluidifient et confortent l’économie « réelle » (couvertures sur achats, change …). Lorsqu’ils touchent à la pure spéculation, ils alimentent une spirale d’irresponsabilité et de risque. Je ne sais plus si cela est beaucoup évoqué.

    • Admin a écrit:

      Bonsoir Delasnerie,
      merci pour vos compliments, et ravi de vous avoir réveillé de votre assoupissement 🙂
      Voici quelques réponses à vos questions :

      – « Au bilan, l’actif de la page 22 ne comporte pas d’actifs financiers (placements, participations, prêts …), c’est voulu ? »
      => Oui. On est dans le premier chapitre, autant ne pas compliquer les choses. Les lecteurs qui souhaitent plus d’approfondissements sur ce thème peuvent acheter l’Excellent ouvrage Analyse financière, chez le même éditeur. Plus précisément, pour ce qui est des placements, il en est fait mention à la dernière ligne de la page 22, quant aux participations, on suppose qu’on est en face de comptes consolidés, donc ces participations ont été consolidées (les participations mises en équivalence dépassent le cadre de cet ouvrage, mais l’autre ouvrage en disserte sans vergogne).

      – « Dans l’intro du Chap 3 : les études supérieures peuvent-elles être réduites à un « choix d’investissement » ? »
      => Non, et à ce sujet, je vous conseille de voir le conseil n°9 de cette vieille vidéo. Nous sommes donc d’accord : réduire les études à un seul choix d’investissement, c’est aussi inepte que de réduire la délocalisation d’une usine à une simple dimension logistique. Mais il faut bien commencer par quelque chose : la finance sert à se poser les bonnes questions pour essayer de quantifier, mais rien ne dit qu’on doit s’arrêter à cette seule quantification.
      Je reprends vos exemples : « les méthodes d’évaluation d’une entreprise qui sont évoquées ne prennent pas en compte les aspects « hors finances pures » : synergies commerciales, économies d’échelle, élimination de concurrents, acquisition de technologies » : Oh que si, elles les prennent en compte. S’il y a synergie commerciale, ou baisse des coûts, ou hausse des ventes, tout cela doit être capturé dans les cash-flows prévisionnels. Ça permet de pousser les dirigeants à réfléchir, au lieu de s’abriter derrière des phrases creuses comme « ça ne se quantifie pas, c’est Stratégique ! » Si les actionnaires gobent ce genre de fumisterie, eh bien ma foi, ils méritent ces dirigeants.

      – « Peut-on en janvier 2012 classer les OAT dans les placements sans risque ? »
      => Non, on ne peut plus, car la signature de l’État français a été dégradée par au moins une agence de notation. Dans la page incriminée (p. 101), j’avais pris soin de prendre l’exemple de l’Allemagne, et de souligner que « l’actif sans risque absolu n’existe pas », mais c’est vrai que l’encadré de Jargon est malheureux… À corriger pour la prochaine édition 🙂

      – « La relation risque-rentabilité a été passablement pervertie ces dernières années par le développement de divers mécanismes d’assurance. On peut les comprendre lorsqu’ils fluidifient et confortent l’économie « réelle » (couvertures sur achats, change …). Lorsqu’ils touchent à la pure spéculation, ils alimentent une spirale d’irresponsabilité et de risque. Je ne sais plus si cela est beaucoup évoqué. »
      => Non, à part quelques passages sermonnants dans le chapitre 7 sur la Bourse, et la conclusion (chapitre 9), cela n’est pas beaucoup évoqué. J’ai deux explications, en forme d’excuses : (1) ce livre n’avait pas pour ambition d’être un essai, plutôt un manuel sympathique qui ne fasse pas peur au premier abord. Je suis assez fier d’y avoir fait passer néanmoins des notions de bon sens et/ou de citoyenneté. On pourra toujours dire qu’elles ne sont pas assez présentes, certes, mais dans ce nombre de pages limité, et compte-tenu de l’abondance des concepts présentés, je suis content de leur avoir consacré de l’espace. (2) L’auteur de cet ouvrage n’arrête pas, quand il est interviewé sur ces sujets, de fulminer contre la spéculation, les intérêts privés ou la déconnexion entre beaucoup d’opérations financières et l’économie réelle, par exemple dans cette tribune ou cette interview.

      Merci encore pour vos remarques, en espérant y avoir répondu clairement.
      Cordialement,
      CT

  5. Francis Bellido a écrit:

    Bonjour M. Thibierge
    je viens d’acheter votre livre que je trouve excellent par ailleur et je me propose de le conseiller à mes étudiants du programme executive MBA.
    Par contre la couverture du livre parle de 200 questions-réponses, que je ne trouve pas dans le texte-même. Pourriez-vous préciser ?
    Merci d’avance
    FB

    • Admin a écrit:

      Bonjour et merci pour vos compliments,
      il y a, dans le texte-même, 115 encadrés « Dialogue » qui contiennent chacun plusieurs questions d’un candide et les réponses d’un expert. L’éditeur, visiblement peu familier des multiplications, n’a pas su bien calculer combien faisaient 115 encadrés avec en moyenne 4 questions et 4 réponses par encadré. Il a donc simplifié en disant « 200 questions-réponses ». Il y en a en fait beaucoup plus que 200…
      Cordialement,
      CT

  6. ZB a écrit:

    Bonjour Monsieur Thibierge,
    J’ai pris énormément de plaisir de lire votre ouvrage qui a su expliquer la finance d’une façon simple, merci!
    J’ai 2 petites questions. Comment valoriser une entreprise de trading de pétrole non cotée? L’évaluation patrimoniale me parait difficile parce que la société de trading n’a pratiquement aucunes immobilisations dans son bilan, il n’y a que le BFR. L’évaluation par les cash-flows actualisés est aussi difficile parce qu’il est difficile d’établir un compte de résultat prévisionnel vu l’activité de trading est tres volatile. Est-ce qu’on pourrait simplement prendre les capitaux propres (situation nette) de cette société? ca conduit à sous-évaluer la société? Merci pour votre réponse?
    une autre question: avez vous un livre facile à lire à me recommander concernant la comptablité pour les instruments financiers du trading pétrole? (valorisation de fair-value en normes IFRS). Merci beaucoup!
    ZB

    • Admin a écrit:

      Cher Monsieur,
      votre société est une société « de stocks », dont l’activité est déjà présente dans le bilan sous forme de stocks (trading pétrolier, champagne, cognac, promotion immobilière…). Une approche patrimoniale est donc bien adaptée. Dans le BFR, il faudrait réévaluer les stocks (et les créances clients ?) à leur valeur de marché actuelle, puis aboutir à l’actif net réévalué, qui n’est autre que les capitaux propres réévalués (cf. p. 149 et le dialogue p. 150).
      Pour un livre, veuillez noter que vous n’avez pas besoin spécifiquement d’un livre sur la comptabilisation des instruments financiers du trading pétrole : tout ouvrage fondé sur la comptabilisation des instruments financiers (ex : produits dérivés / derivatives) répondra à votre besoin. Il y en a des centaines, allez donc dans une grande chaine de vente de livres (ou une librairie de gestion) et feuilletez ces ouvrages, puis achetez celui qui vous correspond le plus. Personnellement, j’aime bien la clarté de cet ouvrage, mais c’est très personnel…
      Cordialement,
      CT

  7. Stéphane a écrit:

    Bonjour Monsieur Thibierge,
    alors comme ça, on aime faire les choses pas à pas, sans brûler les étapes. D’abord quelques traductions (Merton, Myers), puis un modeste petit format, pour aboutir au dernier, plus gros, plus volumineux. A chaque fois, on prend un immense plaisir à vous lire, et on est frappé par vos exceptionnels talents pédagogiques. Enfin un prof vraiment soucieux de faire partager son savoir. Je me permets toutefois quelques suggestions pour votre prochain livre, toujours plus gros, plus volumineux, et certainement un futur classique (si, si). Evitez les titres racoleurs ; même en ayant lu attentivement votre livre, on est loin de tout savoir sur la finance. 😉 Deuxio, ajoutez une bibliographique ; vous mettez en appétit sans proposer de lecture à celui ou celle qui voudrait en savoir plus. C’est frustrant. Enfin, proposez des applications, dans le même esprit que vos ouvrages (réponses détaillées et très clairement expliquées). Rien ne vaut l’apprentisage par la pratique, c’est pas à vous qu’on va apprendre ça.

    Enfin deux corrections pour votre erratum. Page 237, il est écrit « Ainsi, il suffit que Rolls-Mops achète 5 futures 100 K$ 3 mois pour avoir une couverture sur 500 K$ ». Mettre vendre au lieu d’acheter, Rolls étant long sur la devise.

    Toujours p 237, en note de bas de page pour expliquer un avantage des futures sur les forward, vous mettez : « Il n’y a plus besoin d’attendre le terme, comme lors d’une vente à terme (ajouter peut-être comme lors d’une vente forward ou de gré à gré) ».

    Cordialement

    • Admin a écrit:

      Bonjour Stéphane,
      mazette, que de compliments, et quelle progression chronologique !
      Alors pour répondre aux différents points :
      – le titre est sujet à discussion, en effet, c’est pour ça que j’ai commencé la 4ème de couverture par la question « traite-t-on ici de toute la finance ? » Le titre original (de ma part) était : « toute la finance en 200 pages, et quelques dialogues socratiques ». Le « toute la finance » s’entendait alors comme modéré par le « qu’on peut raisonnablement mettre en 200 pages ». On pouvait choisir un titre moins racoleur, comme « gestion financière », mais il y en a déjà combien des ouvrages appelés ainsi ?
      – pour la bibliographie, je ne sais pas… ça prend de la place, et je ne sais pas si ça correspond à un besoin général…
      – pour des exercices détaillés, certes on peut en mettre (quoique, il y a tout le temps des applications numériques), mais alors ce n’est plus en 250, mais en 400 pages… ce qui n’est plus le même ouvrage
      – enfin, merci pour les deux imprécisions, je vais les inclure dans le prochain erratum 🙁
      A+
      CT

  8. Stéphane a écrit:

    Cher professeur,
    je me permets une question qui me turlupinasse depuis la nuit des temps. Dans votre ouvrage, vous présentez la CAF comme un résultat net ajusté des charges non décaissables et des produits non encaissables. Las, vous n’abordez pas la méthode qui consiste à partir de l’incontournable EBE, certes plus longue à expliquer, ce que votre éditeur pourrait ne pas apprécier. 🙂 Or je me gratte souvent le front quand je tombe sur les deux comptes suivants : « transferts de charge d’exploitation » et « production immobilisée ». Pourriez-vous m’expliquer ce que ces deux énergumènes viennent faire dans le calcul de la CAF ?

    • Admin a écrit:

      Cher Stéphane,
      voilà une question fort intéressante, et point ne m’étonne qu’elle vous turlupine, la question devient plutôt « pourquoi donc n’a-t-elle jamais turlupiné les autres ? ». Mais pour reprendre Michel Foucault, « il y a fort à parier qu’une idée reçue est fausse, car elle a convenu au plus grand nombre ».
      Reprenons : vous avez tout-à-fait raison sur les causes, j’ai omis volontairement la méthode qui part de l’EBE à cause de ce grippe-sou d’éditeur. Mais vous avez ladite méthode dans toute sa splendeur dans un autre ouvrage tout aussi immarscecible : Analyse financière, de votre serviteur.
      Reprenons (bis). Ces deux énergumènes n’auraient – normalement – rien à faire dans le calcul de la CAF, car ce sont aussi des produits (respectivement des charges) non décaissables (et tant qu’à faire, mentionnons aussi les variations de stocks, et toc !)
      Alors, pourquoi qu’y z y sont mis ? Je n’en sais rien. Le législateur a peut-être estimé que c’était trop compliqué de tout retraiter.
      En clair, et en résumé pour les autres lecteurs qui débarquent dans cette conversation raréfiée en oxygène, la CAF n’est pas tout à fait encore un vrai cash-flow. Il faudrait proposer un nouvel indicateur, qu’on appellerait la Stéphaf, et qui serait :
      Stéphaf = Résultat net + réintégration des amortissements et provisions – production immobilisée – variations de stocks +/- transferts de charges. Cette Stéphaf serait à 100% du cash-flow, et le monde serait plus beau.
      Visiblement, le législateur en comptabilité ne souhaitait pas que le monde soit plus beau.
      Cordialement,
      CT

  9. Stéphane a écrit:

    Par toutatis ! Aurais-je oublié de lire un des chefs d’oeuvre écrit par mon professur de finance préféré ? Je cours de ce pas vers ma bibliothèque, je cherche fébrilement dans la catégorie « merveilles de la finance moderne » et je tombe, émerveillé, sur un ouvrage intitulé « Analyse financière » du professeur Christophe Thibierge (bon d’accord, ce n’est que l’édition 2005). Il est bien fait mention d’une autre méthode, que nous pourrions aussi intituler méthode non paresseuse. Malheureusement nulle mention du compte « transferts de charge », que nous intitulerons désormais CNNI (compte non volant et non identifié). Voilà qu’à présent j’exècre autant le législateur que votre éditeur. Alors comme ça, ce personnage souhaite que le monde soit plus compliqué, pas plus beau. 🙁

    Cordialement

    Votre lecteur loyal mais en phase de réanimation

  10. Maniang a écrit:

    Bonjour Monsieur Thibierge,
    Etudiant de première année en science économique et de gestion, j aimerai aprés l obtention de ma licence faire une bonne formation en finance d entreprises. Alors mes interrogations sont les suivantes:
    D abord quels sont les diplomes de la finance d entreprises ? Ensuite est ce que j ai bien fait en choisissant d obtenir d abord une licence en économie ?
    Cordialement,
    MANIANG

    • CT a écrit:

      Bonjour,
      il y a quantité de spécialisations en finance. Je vous conseille de vous rapprocher de votre université et de voir les formations en M1 et M2 en finance, d’interroger vos camarades des années de Master sur leur satisfaction… et de suivre vos propres goûts.
      Une licence en économie est une bonne chose, car la finance est une discipline issue de l’économie. C’est toujours bon d’avoir une vision et une culture économiques, qui sont souvent plus profondes et permettent de mettre les choses en perspective, comparées à des formations de gestion plus classiques.
      Cordialement,
      CT

  11. pierre a écrit:

    Bonjour
    Félicitations pour la clarté et la pédagogie de votre livre.
    Une question sur le calcul de la volatilité ; dans votre ouvrage (p 104) vous calculez la moyenne des écarts au carré pour obtenir la volatilité soit Somme des écarts / N (=5) soit la formule de la variance
    Or on peut lire dans d’autres ouvrages de finance que pour le même calcul, celui de la variance, on retient une division de la somme des écarts par N-1.
    Pourriez vous me dire quels sont les tenants et les aboutissants des deux modes de calcul ?
    Merci de votre réponse
    Cordialement
    Pierre

    • CT a écrit:

      Bonjour et merci pour vos compliments,
      au sujet du calcul de la volatilité : il faut diviser par N-1 (ce qui est fait dans l’ouvrage, cf. la note au bas de la page 119). La raison (que les profs de statistique me corrigent) est que l’on a N valeurs *en incluant la moyenne*, donc quand on fait la moyenne des écarts (Valeur – moyenne), on perd un degré de liberté : en effet, dans le calcul de la moyenne des écarts, on ne va pas inclure l’écart spécifique (moyenne – moyenne). On n’a donc plus que N-1 valeurs…
      Cordialement,
      CT

  12. Ricardo a écrit:

    Bonjour, voilà une toute petite question. Le livre (page 31) dit que les créances clients représentent 153 jours de ventes, donc les clients paient à 153 jours. Est-ce qu’il s’agit là d’une simplification ? Étant donné que les créances clients comprennent la TVA, les clients paient à moins de 153 jours, même si ces créances représentent 153 jours de ventes, est-ce correct ? Merci et mes félicitations pour le livre.

    • CT a écrit:

      Bonjour,
      il s’agit en effet d’une simplification, et vous soulignez bien que normalement, on devrait considérer que les clients paient à *moins* de 153 jours (rappel pour les autres lecteurs : les créances clients sont TTC, alors que le CA est hors taxe).
      Cela dit, je me méfie personnellement des analystes qui, sous couvert de « précision », proposent de calculer créances clients / CA TTC : rien ne dit en effet qu’on n’ait qu’un seul taux de TVA, et c’est oublier aussi toutes les ventes intra-européennes… qui sont effectuées HT.
      Pour conclure, les délais calculés sur les stocks et dettes fournisseurs sont encore plus discutables, car rapportés aux ventes, et non aux achats… ce qui pose d’autres problèmes de calcul des coûts directs.
      En espérant vous avoir éclairé,
      Cordialement,
      CT

  13. Ricardo a écrit:

    Bonjour, je voulais vous poser une autre question concernant le BFR. Pour la détermination de cash-flows nets pour l’actionnaire prévisionnels de mon société, je fais un calcul du BFR en % de ventes à partir des données de deux années précédentes. Alors, pour le calcul du BFR je prends en compte tous les actifs circulants sauf la trésorerie (et sauf les investissements en fonds ou actions, bien sûr). Quel est votre avis à cet égard ? Est-ce que c’est mieux de considérer une trésorerie d’exploitation minimale dans le calcul du BFR ? Merci d’avance pour votre réponse.
    Cordialement,
    Ricardo

    • CT a écrit:

      Bonjour,
      à mon avis, pas besoin de prendre une tréso mini : on n’est pas en train de faire un budget de tréso (chap 8), mais une évaluation d’entreprise (chap 6). La question devient rhétorique : *si* je prenais tous les cash-flows pour l’actionnaire (après avoir prévu les investissements prévisionnels nécessaires, y compris le BFR), et que je les mettais dans ma poche, qu’est-ce que ça représenterait comme valeur actuelle ? (on est bien d’accord qu’aucun actionnaire ne ponctionnera tout, c’est plus une idée de « tous loyers perçus, combien vaut l’appartement ? »)
      Cordialement,
      CT

      • Ricardo a écrit:

        Merci. Plutôt que pour une évaluation de la société, je fais la prévision de cash flows nets pour l’actionnaire pour définir la stratégie et montrer aux actionnaires un indicateur de l’évolution du business plus objectif et complet que le bénéfice. Je fais pareil pour le passé : on a gagné 100 mais une fois décompté l’investissement (BFR inclus), on a gagné 20. Dans ce contexte, je préfère de considérer toute la trésorerie comme de l’argent « disponible » puisque, en tout cas, comme vous bien dites, aucun actionnaire ne ponctionnera tout.

        Je me permets de vous poser une dernière question concernant le BFR : je prends le BFR en % de ventes, sans tenir compte de la production stocké ou immobilisée. Par contre, je prends l’EBITDA, ou n’importe quelle autre marge du compte de résultat, par rapport à la production totale. Est-ce que mon raisonnement est correct ? Merci et excusez-moi de tant de questions, mais j’avais oublié ce point qui est en fait très important.

        • CT a écrit:

          On est bien d’accord sur la trésorerie disponible.
          Pour le BFR, en toute rigueur :
          – on doit prendre le BFR *brut* pour le calcul du cash-flow
          – le BFR en jours de ventes est une bonne approximation, mais cela suppose un taux de marge stable (pour que les achats suivent les ventes, et donc que les jours de ventes soient une bonne mesure) : il faut être vigilant là-dessus.
          – production immobilisée et stockée sont des non flux : en toute rigueur, elles devraient être retirées du cash-flow. La production immobilisée devrait donc être retirée de l’EBITDA (et donc de la CAF). Quand à la production stockée, ce sont des variations de stocks, donc elles sont retirées quand on soustrait la variation du BFR.
          Cordialement,
          CT

          • Ricardo a écrit:

            Vous dites de prendre le BFR « brut » pour le calcul du cash-flow. Je ne sais pas si vous voulez dire, comme expliqué dans la page 165 du livre, d’estimer le BFR prévisionnel à partir de celui de l’année N (BFR brut ?) en lui appliquant le taux de croissance des ventes. Ça serait pareil à prendre ce même BFR en % et l’appliquer sur les ventes prévisionnelles, en prenant la variation du BFR constatée, n’est-ce pas ? À la fin, le BFR pour le calcul du cash-flow est toujours corrélé aux ventes. Autrement, ça serait très compliqué d’estimer la variation du BFR.

          • CT a écrit:

            Reprenons. Le BFR brut n’est pas traité en détail dans cet ouvrage, c’est dommage, certes, mais le nombre de pages n’en permettait pas la mention détaillée.
            Le BFR brut est calculé avec la même formule (stocks+créances clients – dettes d’exploitation) mais en prenant les actifs de la formule *en brut* c’est-à-dire avant provisions. Si on y réfléchit, la CAF est calculée avant amortissements et provisions, donc elle est « brute », et on doit donc lui retirer la variation du BFR brut… Vous avez plus de détails dans mon autre ouvrage, Analyse financière (http://goo.gl/ZiWJo), dans la partie sur le calcul des flux de trésorerie.
            Pour le calcul de la variation du BFR, les solutions que vous proposez sont correctes. Attention toutefois : même si prendre un % des ventes est effectivement la pratique, cela peut conduire à des mésestimations si jamais les délais (ex : paiements) ne sont pas stables au fil du temps. Dans des prévisionnels plus précis, on prend un délai moyen pour chaque poste (stocks, clients, fournisseurs…) et on le fait évoluer en fonction des anticipations que l’on a.
            Cordialement,
            CT

  14. tibO a écrit:

    J’attaque le chapitre 3… ceci dit, vous mettez en garde de bien maitriser les notions du chapitre 1… je crois qu’une marche arrière s’impose.
    Je suis « tombé » sur votre ouvrage alors que je cherchais un moyen de combler mes lacunes ou mon ignorance quand à la gestion financière d’un projet (IT ou industriel). J’ai déjà encadré plusieurs projets IT mais sans jamais avoir à traiter de la partie comptable/financière du projet.
    Preuve en est, je ne sais même pas si on doit parler de comptabilité ou de finance.
    Bref, après moult recherche sur gougueule, un achat en ligne, quelques heures de lectures, me voici !
    Votre livre me plait et surtout, à sa lecture, me donne envie de poursuivre.
    Une question me taraude cependant: pensez-vous qu’à la fin de sa lecture, votre livre aura tout ou partie comblé mon souhait de savoir gérer la partie « comptable/financière » d’un projet IT ?
    Si oui, alors… « Une vodka-martini. Au shaker, pas à la cuillière » (sic).
    Si non, alors …j’me « prépare des nuits blanches… des migraines… des « nervous breakdown », comme on dit de nos jours »(sic).
    Vers quels ouvrages ou quels thématiques/mots clés dois-je orienter mes recherches pour parfaire mes connaissances en la matière ?

    Cordialement,

    tibO.

    • CT a écrit:

      Re-bonjour Tib0
      alors, quelques réponses en vrac :
      – qu’on dise compta ou finance n’est pas trop le problème. Même si, au jugé de ce que vous me dites, je me demande si on ne devrait pas dire… contrôle de gestion ! 😉
      – en effet, la gestion financière d’un projet IT, ça peut recouvrir plusieurs choses. Certes, le chapitre 3 sur les choix d’investissement, pour le prévisionnel et la décision initiale ; le chapitre 5 et 6bis pour la détermination du risque et des primes de risque pour un projet d’investissement ; peut-être le chapitre 8 de gestion de trésorerie, mais j’y crois moins. En fait, je crois que dans votre cas, il s’agit de « pilotage (financier) d’un projet », je pense que l’ami Glougl pourra vous donner des pistes avec ce terme
      – en résumé, tel que je le comprends, cette gestion financière est un mélange de finance (faire des prévisions et les réévaluer, mesurer les risques et les ajuster en fonction du contexte économique – en gros, estimer le béta économique du projet) et de contrôle de gestion (comparer régulièrement les écarts entre prévisionnel et réalisé, et réajuster les budgets).
      Pour les ouvrages, je dirais que n’importe quel ouvrage de gestion de projet, plutôt orienté « comment piloter le projet avec des indicateurs de performance » ferait l’affaire. Mais je suis assez incompétent sur ces sujets (comme sur tant d’autres, soupir…). Cela dit, « deux cons qui marchent iront toujours plus loin qu’un intellectuel assis » (sic), il faut donc privilégier la philosophie de l’action : vos projets sont probablement d’excellents laboratoires de mise en pratique, petit à petit, de nouvelles questions et outils…
      Cordialement,
      CT

  15. Odra a écrit:

    Bonjour Monsieur Thibiergé,
    Je suis en train de découvrir la finance avec votre livre et je ne comprends pas les notions de cash flow, de cash-flow libre et de cash-flow d’exploitation. Est-ce que vous pouvez les expliquer et expliquer comment ces cash-flows peuvent se détériorer si le BFR s’améliore ?
    Par avance merci.
    Cdlt

    • CT a écrit:

      Bonjour,
      suite à votre demande, j’ai rédigé une page sur les différents types de cash flows, je la posterai d’ici quelques jours.
      Cordialement,
      CT

  16. dom a écrit:

    Tout d’abord, bravo pour cet ouvrage simple, clair et concis sans pour autant le rendre « simpliste », tout au contraire : un vrai bonheur d’apprendre ou de réapprendre dans la bonne humeur.
    Alors je me permets une suggestion : Pourquoi pas un nouvel ouvrage exclusif sur les marchés financiers, les maths à la portée de tous et dans l’humour.
    Une remarque sur une éventuelle « erreur d’impression « à titre de modeste contribution page 228 dans le premier encadré : ne faut-il pas lire  » 100€ – 1DPS=…. au lieu de 100€ + 1 DPS (pour 1DPS à 1,818
    Une fois encore bravo
    Cordialement

    • CT a écrit:

      Bonjour et merci pour vos compliments 🙂
      L’ouvrage sur les marchés financiers serait une bonne idée, mais plus loin de mes bases, donc il faudrait une collaboration (ou bien un clonage…), parce que je ne me verrais pas m’y lancer seul…
      Et merci pour l’erreur typo, je la note et l’inclus vite dans l’erratum !
      Cordialement,
      CT

  17. Odra a écrit:

    Merci pour cet article exhaustif et très ludique sur les cash flows et les touches franglais très drôles
    😉

  18. Ricardo a écrit:

    Bonjour, je viens de relire votre explication sur les bêtas (mes félicitations par votre excellent travail). Je voulais vous poser deux questions : à votre avis, quelle est la période minimale à retenir pour calculer un bêta valide ? Est-ce que le taux de free float peut affecter la validité du bêta ?

    • CT a écrit:

      Bonjour Ricardo,
      la période de calcul des bêtas est une sombre interrogation existentielle. En voici le paradoxe : pour assurer la qualité de la régression, il faut compter au moins 40 points. Pour éviter la volatilité à court terme, il vaut mieux prendre des rentabilités mensuelles. Ça nous amène donc à 3 années (36 mois). Mais qu’est-ce qui peut nous assurer que le Beta actuel soit la moyenne des 36 derniers mois ? Les tenants du court terme recommandent donc au contraire de calculer le beta sur les dernières semaines, arguant qu’on sera plus proche du beta actuel. Je recommande personnellement de le calculer sur longue période (3 ans ou plus), puis de l’ajuster éventuellement : en effet, on passe d’un beta historique à un beta prévisionnel, or rien ne dit que le beta « pour dans 5 ans » sera le même que le beta « des 3 dernières années ». Enfin, oui, moins il y a d’actions en circulation (free float faible), moins on peut accorder du crédit au beta. Cela dit, le R2 de la régression linéaire devrait permettre de surveiller cela.
      Cordialement,
      CT

      • Ricardo a écrit:

        Merci pour votre réponse, l’application du CAPM devient vraiment un jeux de casino!

        • CT a écrit:

          En fait, « ajuster le béta » n’est pas si aléatoire que ça, ça ne l’est pas plus, en tout cas, que de prévoir des cash-flows à 5 ans… 🙂 Alors oui, il y a un côté casino, tous les traders vous le diront (et Martin Scorcese ne démentira pas 😉 )
          Cordialement,
          CT

          • Ricardo a écrit:

            Une dernière question (vraiment dernière, je promets) concernant le CAPM… alors, j’embrasse le bêta historique comme base pour calculer le bêta actuel, pourtant je trouve beaucoup plus compliqué d’utiliser la rentabilité historique du marché pour calculer la rentabilité espérée, car n’importe si l’on prend la moyenne de 5, 10 ou 15 ans, la rentabilité obtenue est clairement inferieure à la rentabilité espérée actuelle, au moins en Espagne. Donc, est-ce que ça ne serait mieux d’utiliser le bon sens et dire : « les experts du private banking, tout savants, considèrent raisonnable une rentabilité de 10% pour le marché boursière espagnole, voilà la rentabilité espérée du marché » ? Merci!

          • CT a écrit:

            C’est en effet beaucoup mieux. Jamais jamais jamais on ne doit prendre la rentabilité historique comme base pour la rentabilité anticipée. Il faut faire confiance aux économistes / stratégistes qui nous donnent leur estimation de la prime de risque anticipée. Pour info, il est possible de calculer soi-même cette prime de risque anticipée, mais ça demande un peu de travail économétrique, plusieurs hypothèses simplificatrices (ce que les stratégistes et les « experts » du private banking, « tous savants », ne disent pas forcément…) et surtout, beaucoup de temps !!! Vous pensez bien, si ça prenait peu de temps, je calculerais et je mettrais régulièrement cette prime de risque anticipée sur ce site 🙂
            Cordialement,
            CT

  19. Flo a écrit:

    Bonjour,

    Je me permets de vous contacter au sujet du livre « Comprendre toute la finance » de Christophe Thibierge. Que j’ai il y a quelques mois acquis. Ouvrage très intéressant surtout pour l’étudiant que je suis, cependant je me suis aperçu dès la page 148 qu’un problème s’était glissé au moment de l’impression.
    En effet je me retrouve avec un ouvrage qui passe de la page 148 à la page 181 puis de la page 212 à la page 181. Ce malencontreux incident est donc l’objet de ce mail.

    Merci de me contacter pour la procédure à suivre.

    Cordialement.

  20. LF a écrit:

    Bonjour M. thibierge

    Après avoir lu votre livre je commence à m’intéresser aux trackers et plusieurs questions me vienne a l’esprit.

    _au chapitre 4 vous faites mention de la diversification du portefeuille ceci a t il toujours un sens avec les trackers indexé sur les marchés boursier (S&P 500,CAC 40, FTSE 100) ou sont ils devenu trop dépendant?

    _comment marche les trackers a effet levier? y a t il un recours a l’endettement?

    _quels sont les couts lié aux trackers? l’achat ,la vente et les couts de possession es ce bien ça?

    _y a t il des sites de courtage en ligne meilleur que d’autre?

    • CT a écrit:

      Bonsoir LF,
      voici quelques réponses :
      – les trackers sont – à mon avis – une excellente manière d’acquérir un portefeuille diversifié sans avoir à investir dans 40 actions (ni à avoir besoin de réajuster régulièrement leurs poids respectifs dans le portefeuille). Une diversification géographique serait par exemple d’avoir 1/3 en trackers européens (euro stox), 1/3 en trackers US (S&P500) et 1/3 en trackers Asie.
      – les trackers à effet de levier consistent pour le fonds d’investissement à s’endetter (en fait, ils endettent votre position) de telle sorte que si vous investissez 100€ dans le Tracker, ils s’endettent de 100€ en plus et investissent 200€ à votre compte. Attention, c’est vous qui allez payer les intérêts sur l’endettement (ce sera probablement caché dans les frais d’entrée ou de sortie ou de gestion), et surtout, il faut bien comprendre qu’avec un Tracker effet de levier 2, quand l’indice fait +10%, vous faites +20% (moins les frais), mais quand l’indice fait -10%, vous faites -20%… (et il faut encore retirer les frais).
      – les coûts liés aux trackers sont généralement les frais d’entrée (au moment de l’achat), les frais de sortie (revente) et les frais annuels. Soyez attentifs aux montants de ces frais, et évitez des allers-retours fréquents : il vaut mieux garder les trackers sur plusieurs années…
      – je ne connais pas les meilleurs sites de courtage, personnellement je passe par le site de ma banque. Mais je suis sûr qu’il doit exister des pages de comparatifs, des forums de discussions d’investisseurs, etc.
      Cordialement,
      CT

  21. Alex a écrit:

    Bonjour Monsieur Thibierge,

    Cette question est peut-être futile, mais pourriez -vous m’expliquer comment vous parvenez au résultat de la « boite a image bis » à la page 17 de la 2eme édition s’il vous plait ?
    Je trouve 7366 et non 5366.

    Merci !

    • CT a écrit:

      C’est un calcul du bilan de cet odieux capitaliste de Christophe Thibierge 😉 En fait, on cherche la situation nette = les capitaux propres.
      Actif du bilan :
      Maison à 300 000
      Actifs financiers à 4 578
      Compte chèques à -212
      Soit un total d’actif de 304 366

      Passif du bilan = Capitaux propres (incluant le résultat net, nous y reviendrons*) + Dettes financières

      Donc oui, vous avez raison, 304 366 d’actif – 299 000 de dettes, on obtient bien 5 366 de capitaux propres.
      Mais à ces capitaux propres, il faudrait rajouter le résultat de l’année (car ce résultat fait partie des capitaux propres), soit 2 000. Ce que ne dit pas cet exemple, c’est que le résultat a été intégralement versé en dividendes avant la fin de l’année (ce qui explique qu’on le retrouve ni dans l’actif sur le compte bancaire, ni dans le passif dans les capitaux propres). Donc l’odieux capitaliste se retrouve avec 2 000 versés en cash + 5 366 de plus-value potentielle (vente de la maison et du portefeuille boursier, apurement des dettes et du découvert bancaire), soit 7 566. Merci pour votre question, qui m’a montré que cet exemple n’était pas assez clair, je corrigerai cela dans la prochaine édition.
      Cordialement,
      CT

  22. Ricardo a écrit:

    Bonjour Mr Thibierge,
    Je me permets, encore une nouvelle foi, de vous contacter, pour vous poser une question concernant le chapitre 2 de votre excellent livre (pages 65-66). Je vous remercie par avance pour votre attention.
    Je vois clairement que si j’investis 1.000 euros à 6% annuel avec versement mensuel des intérêts, et que je ne retire pas ces intérêts, je reçois à la fin plus de 60 euros : 1.061,68 euros ou un 6,17% de Taux Equivalent Annuel.
    Pourtant, si j’emprunte 1.000 euros à 6% annuel, la seule différence que je voie entre payer mensuellement (12 fois 5 euros) ou annuellement (1 fois 60 euros), c’est que si je le fais annuellement je peux disposer de mon argent pendent 12 mois (pour l’investir par exemple). Autrement dit, je n’arrive pas à comprendre comment la fréquence de paiements d’intérêts puisse ajouter un coût (au moins un coût direct) à l’emprunt.

    • CT a écrit:

      Bonjour Ricardo,
      vous avez vous-même répondu à votre question, mais je reformule, et je détaille (deux attributs du prof de base).
      Prenons l’emprunt, vous empruntez 1000 à 6%.
      Si vous optez pour un paiement des intérêts mensuel, vous êtes débité dès la fin janvier. Si c’est un paiement annuel, vous ne serez débité des intérêts de janvier qu’à la fin décembre.
      Vous pourriez alors dire « je paie les intérêts annuels (fin décembre) et je profite de mon argent pendant ce temps ». Profiter, ça veut dire acheter de la junk food (mais c’est difficile à évaluer, comme avantage), ou ne pas consommer cet argent (ces 5 euros en l’occurrence) et le *placer*.
      Donc, deux cas de figure.
      1. Je paie les intérêts mensuels. Je suis débité chaque fin de mois, régulièrement. Avantage : régularité budgétaire. Inconvénient : je sors de l’argent tous les mois.
      2. Je paie les intérêts annuels. Mais dès la fin janvier, j’épargne 5 euros (en prévision du paiement de fin d’année) et je les place, mettons à 2%. À la fin de l’année, j’aurai alors 12 x 5 euros + les intérêts de 11 mois de placement (pour les 5 euros de janvier) + les intérêts de 10 mois de placement (pour les 5 euros de février) + les intérêts de 9 mois de placement (pour les 5 euros de mars) + … + les intérêts de 1 mois de placement (pour les 5 euros de novembre).
      Dans le second cas, vous payez 60 euros, mais vous avez compensé (un peu) ce coût par des gains de placement. Voilà pourquoi la fréquence de paiement des intérêts change le coût réel du crédit.
      Cordialement,
      CT

      • Ricardo a écrit:

        Je vous remercie de votre ample explication… donc, si j’emprunte à 6% annuel, mais avec un paiement mensuel des intérêts, ce n’est pas en réalité comme si j’empruntais à 6,17% annuel, parce que je ne pourrais jamais placer mon argent (sans risque) à 6% annuel (même pas à 2% aujourd’hui), n’est-ce pas ?

        • CT a écrit:

          Bonsoir Ricardo,
          reprenons, parce que nous ne nous comprenons pas (et c’est la faute du prof, évidemment 😉 )
          Le placement à 2% était une illustration pédagogique, mais le raisonnement est autre, en fait. Vous avez l’air de vous dire « si j’emprunte à 6%, c’est toujours 6%. Donc je peux payer 6%/12=0,5% mensuel, ou encore 6% en fin d’année, c’est moi qui choisis » (et accessoirement, c’est moi qui calcule le coût du crédit effectif).
          Que nenni. Vous allez voir votre banquier. Vous négociez, et par exemple, vous lui dîtes « OK, je veux un taux de 6% payé mensuellement, ça me permettra de répartir les intérêts sur toute l’année ». Votre banquier se frotte les mains, parce qu’il va toucher les premiers intérêts dans un mois, les 2èmes dans 2 mois, etc.
          Maintenant, vous vous ravisez, et vous dites « Nan, mais en fait, je m’ai gouré, je veux payer le 6% annuel à la fin de l’année ». Le banquier sourit d’un air carnassier et vous dit « Ricardo, mon coco, 0,5% chaque mois, ça ne fait pas 6% annuel. Parce que si vous payez *à la fin*, moi banquier, je le traduis comme ça :
          – Ricardo me devait 0,5% à fin janvier, et il ne me les a pas payés. Ça veut dire que je les lui ai re-prêtés, à 0,5% mensuel, et sur les mois restants.
          – Ricardo me devait 0,5% à fin février, et il ne me les a pas payés. Ça veut dire que je les lui ai re-prêtés, à 0,5% mensuel, et sur les mois restants.
          Au final, le banquier vous facture en fin d’année les 12 intérêts de 0,5% + les intérêts sur ces intérêts. Et vous vous retrouvez à devoir lui payer 6,17% annuel.
          Je résume : si vous négociez avec un banquier que vous allez payer 0,5% chaque mois, et que tout à coup vous dites « euh finalement, je veux tout payer à fin décembre », le banquier vous dira « OK, mais dans ce cas c’est 6,17% à fin décembre ». Dans sa tête, 0,5% par mois équivaut à 6,17% annuel. Est-ce plus clair ?
          Cordialement,
          CT

          • Ricardo a écrit:

            Tout d’abord, je vous remercie vraiment par votre effort pédagogique et vos références humoristiques…

            Si j’ai bien compris cette fois, vous dites : la banque vous prête à un taux d’intérêt en assumant une certaine fréquence de paiements (après avoir calculé le coût effectif du crédit), donc si vous essayez de réduire cette fréquence, elle essaiera d’augmenter le taux.

            D’accord… mais, après mon expérience professionnelle, quand une banque vous offre un prêt, elle commence tout d’abord par vous donner un taux annuel et une durée totale, par exemple : 2,25% à 5 ans. Ce taux ne va jamais monter après, lorsque l’on négocie la fréquence de paiements ou la réduction-suppression des commissions d’ouverture ou d’annulation (peut-être parce que ce taux était donné par la banque en assumant la fréquence habituelle maximale de paiements).

            En tout cas, pour moi, c’est difficile à comparer deux offres avec une fréquence de paiements différente, par exemple, est-ce que c’est mieux un prêt à 2,25% avec versement mensuel des intérêts ou un prêt à 2,35% avec paiement trimestriel des intérêts ? Moi, comme je ne vais pas placer les intérêts de deux mois, je choisirai toujours le prêt à 2,25%…

          • CT a écrit:

            Hello Ricardo,
            quand la banque vous offre (je vous cite) « un taux annuel et une durée totale, par exemple : 2,25% à 5 ans », et que après, vous décidez de payer mensuellement, la banque calcule ce taux comme 2,25%/12, et en fait, cela correspond à un taux équivalent annuel *supérieur* à 2,25%, même si vous ne vous en rendez pas compte. En d’autres termes, la banque prend une formule simple, mais un peu fausse, et comme par hasard, le côté faux est à votre désavantage, pas celui de la banque. Cela dit, entre 2,25% mensuel et 2,25% trimestriel (NB : le même taux affiché, donc), vu le niveau des taux, ça ne change pas grand chose. Mais attention quand même : le fait de dire « je m’en contrefiche, puisque je ne place pas mon argent » est dangereux : cela équivaut à dire que vous êtes prêt à payer en avance (à la fin de chaque mois, plutôt qu’à la fin du trimestre), et que pour vous, ça n’a pas une valeur différente. Parlez-en à un fournisseur d’une société : dites-lui que ça ne fait pas de différence, et voyez s’il préfère être payé à 30 jours ou 90 jours… 🙂

  23. Ricardo a écrit:

    Merci, je commence à voir la lumière… votre exemple du fournisseur m’a donnée la piste pour arriver à mieux comprendre : si je paie mensuellement au lieu d’annuellement, bien je laisse de gagner en plaçant cet argent, bien je dois financer ces avances donc emprunter à nouveau… c’est clair alors que le coût est supérieur ! Merci pour votre temps et considération!

    • seb a écrit:

      Hello,

      Merci pour ce livre genial!
      Il y a cependant un chapitre que je n’ai pas du cerner (p.65/66). J’ai compris la logique du taux proportionnel mensuel de 0,5% et son taux equivalent de 6% annuel.
      Si je reprends ce principe sur un emprunt de 100 000 sur un taux de 6% sur 5 ans, j’etablis la formule suivante:

      100 000(1 + 0,5%)^60 = 134 885

      Cependant sur les calculateurs que l’on trouve sur internet nous arrivons a 115 980.
      Ou est mon erreur? Si vous avez un moment, je vous serais tres reconnaissant, ca fait des heures que je me gratte la tete!

      Merci!
      Seb

      • CT a écrit:

        Bonjour,
        il faudrait que vous me donniez l’adresse de vos calculateurs sur internet, et ce qu’ils fument… 😀 Car si vous raisonnez en terme de bon sens, 6% annuel, ça donne 6000 d’intérêt sur 100 000 au bout d’un an. Si l’on néglige la valeur de l’argent au fil du temps (ce qui est une abomination, c’est juste pour une simplification ici), ça donne 5 années à 6000 = au moins 30 000 (en fait, ce sera plus, car les intérêts sont replacés à 6%). Donc au minimum, on devrait obtenir 130 000, et comme c’est un intérêt mensuel, la capitalisation agira encore plus vite, donc ce sera encore supérieur. Aussi, 115 980, ce n’est juste pas plausible.
        Cordialement,
        CT

        • seb a écrit:

          Hello!

          Yes, vous calculs me paraissent tout a fait logiques. Je viens de relire tout le chapitre et je pense avoir trouvé mon erreur…

          Je cherchais a calculer le cout d’un emprunt immobilier (calculateur du pap.fr par exemple). Ce qui correspond il me semble, a des paiements par annuités constantes (p59) et non pas a un calcul lié a une capitalisation.
          C’est bien ca?

          Thanks!

          • CT a écrit:

            Oui, c’est bien ça.
            Pour info, la plupart des sites proposent un calcul du « coût du crédit » qui est totalement trompeur, car il consiste à additionner bêtement tous les intérêts versés sans jamais tenir compte de leur date (100€ versés en janvier 2017 + 100€ versés en décembre 2034 = 200€ de coût du crédit, ce qui n’a aucun sens en finance).
            Cordialement,
            CT

          • seb a écrit:

            Merci pour votre reponse.

            Comme quoi, ca sert de relire plusieurs fois!
            Je remarque que le remboursement par amortissements constants ‘coute’ au final 130 tandis que le remboursement par annuites constantes lui, revient a 132.
            L’un revient donc moins cher que l’autre.

            J’ai une question qui me turlupine… est ce que l’on peut voir son banquier et lui demander un emprunt un amortissements constants?!
            Sur une transaction de plusieurs centaines de milliers d’euros, ca peut faire une vraie difference…

            Pourquoi les caculateurs proposent par defaut le calcul par annuites constantes?

            Merci pour vos precieuses reponses!

            Cdt

          • CT a écrit:

            Bonjour,
            tout est – comme toujours – une question de négociation. La réponse la plus courante sera « pour les particuliers, la seule modalité proposée est le remboursement par annuités constantes ». Mais je suppose que plusieurs banques peuvent proposer l’amortissement constant…
            Cordialement,
            CT

  24. Yacine a écrit:

    Tout simplement, merci pour votre livre, le site & les réponses !

  25. Fabien a écrit:

    Bonjour,

    Tout d’abord félicitations pour cet ouvrage pédagogique qui m’est d’un grand secours pour préparer ma rentrée !

    J’ai la deuxième édition et j’aurais une question concernant la démonstration faite sur le cas StosterOne, page 160.
    En fait j’essaie de faire le lien avec les coûts de faillite, en faisant varier les taux d’intérêts sur dettes et la proportion dettes / fonds propres.
    Mais compte tenu de la formule employée pour déterminer l’exigence de rentabilité sur les CP, si j’augmente progressivement, par exemple de 1%, le taux d’intérêts, je me retrouve avec une exigence de rentabilité sur CP négative, et donc un coût du capital qui ne fait que décroître… (à 12% d’intérêts pour 140 de dettes et 20 de FP, j’obtiens -14% de rentabilité sur CP) Je n ‘arrive donc pas à déterminer le taux d’endettement optimum.
    Pourriez vous m’indiquer comment le déterminer ou poster sur votre site un exemple sous forme excel ?

    Merci d’avance.

    • CT a écrit:

      Bonjour Fabien,
      merci pour vos compliments, et bon courage pour la rentrée ! (c’est dur pour tout le monde… 🙂 )
      Pour répondre à votre question, il n’y a hélas pas de réponse numérique ou mathématique qui soit un bon compromis simplicité/précision. Quelques idées pour vous répondre plus en détail :
      – l’optimum d’endettement est un idéal qu’on essaie d’atteindre, et non un objectif précis donné par une formule. Donc la plupart des sociétés tâtonnent autour de cet optimum…
      – les coûts de faillite ne sont pas inclus dans le taux d’intérêt, ce sont deux choses distinctes : d’une part les banquiers facturent leur dette de plus en plus cher, mais ce n’est pas linéaire (donc, ce n’est pas +1% de taux à chaque augmentation de dette) car le risque n’est pas linéaire ; d’autre part, les coûts de faillite sont tout le reste : les coûts de perte de non paiement à temps des fournisseurs, les retards de paiement des notes de frais, les frais d’huissiers… et tout cela n’est pas facilement modélisable.
      – En fait, les coûts de faillite ont été introduits pour indiquer que la politique « je m’endette à mort pour profiter des économies fiscales » connaît très vite une limite humaine : une société très endettée devient fragile en terme de liquidité, et cela a un coût réel (même si ce coût est difficile à estimer).
      Cordialement,
      Christophe Thibierge

  26. Nicolas a écrit:

    Bonjour,
    Concernant le taux de rentabilité interne, page 85 du livre 2ème édition, vous trouvez un TRI=15,12% et j’aimerais savoir les étapes de calculs que vous avez effectué pour arriver à ce résultat.
    J’ai bloqué là-dessus toute la journée et j’aimerais connaître votre méthode de calculs.
    Cordialement,
    Nicolas

    • CT a écrit:

      Bonjour Nicolas,
      on pourrait utiliser la résolution du équation du n-ième degré, par exemple en passant par les logarithmes, mais il y a bien plus paresseux et rapide (c’est donc la méthode que j’ai utilisée) :
      – soit vous utilisez directement la fonction =TRI() dans votre tableur (Excel ou OpenOffice / LibreOffice)
      – soit vous procédez par approximations dans votre calcul de VAN : si par exemple la VAN est positive au taux de 12%, ça veut dire que le TRI est au-dessus de 12%. On teste (par exemple) à 18% et là, la VAN est négative : le TRI est donc compris entre 12 et 18%. On raffine peu à peu : 16% (négative), 15% (positive), 15,5% (négative) et on arrive par tâtonnement à 15,2%
      – enfin, il y a une méthode graphique : faire la deuxième méthode ci-dessus en traçant les différentes VANs sur un graphique taux / VAN, et relier les points. Quand la courbe de VAN coupe l’axe des taux, elle le coupe au TRI. (Plus difficile à expliquer qu’à faire, regardez des vidéos sur Internet).
      Cordialement,
      Christophe Thibierge

  27. kaboré saidou a écrit:

    j’ai lu le livre mais à la P34, la décomposition du ROCE, et les marges d’exploitation présentent qq coquilles.

    je voudrais qu’on m’explique la notion des dépenses dites « perdues » ou sunk costs dans la décision d’investir

    par ex si je dois construire une usine et les dossiers de mutation relatif au terrain sont ils des dépenses spécifiques au projet ou pas

    • CT a écrit:

      Bonjour,
      votre livre doit être une ancienne édition. Dans la rubrique Erratum du site, vous avez un erratum pour les éditions qui contiennent des coquilles (dont celle que vous mentionnez). Je ne comprends pas la notion de dossier de mutation, mais la réponse est la suivante : si vous devez remplir un dossier de mutation *même si vous n’investissez pas finalement*, alors c’est une dépense perdue. En revanche, si ce n’est seulement que parce que vous devez investir que ce dossier doit être traité, alors c’est une dépense à inclure dans le prévisionnel.
      Cordialement,
      CT

  28. Pierre-Louis a écrit:

    Bonjour,
    je suis en troisième et je voudrais bien savoir si le livre est adapté pour mon niveau en math 😉 Je suis assez bon mais je voulais être sur que le livre ne comporte pas plein de théorème de math très compliqué 😉 Si il y en a quelques un ce n’est pas un problème je m’arrangerai 😉
    En tout cas j’ai hâte de pouvoir lire votre livre pour pouvoir en apprendre toujours plus !

    Je vais bientôt l’acheter et je vous donnerai bien sur mon ressenti sur Amazon 😉

    Pierre-Louis

    • CT a écrit:

      Bonjour Pierre-Louis, ce livre est parfaitement adapté pour un niveau de math de 3ème. En effet, en finance d’entreprise, on utilise les 4 opérations de base et les puissances, c’est à peu près tout ! 🙂 Et il n’y a aucun théorème compliqué dans ce livre (à quoi ça servirait ? 😉 ) Bonne lecture,
      Cordialement,
      CT

  29. Sam a écrit:

    Bonjour M. Thibierge,

    je suis en pleine lecture de votre livre, que je trouve vraiment très bon ! Je n’avais aucune compétence en finance, et progressivement grâce à l’ouvrage je découvre le monde très plaisant de la finance.

    D’expérience, je sais que pour vraiment comprendre les choses il faut de la pratique, et j’aimerais savoir si vous connaissez un bon livre qui me permettrait de réaliser un peu de pratique : un livre d’exercices, d’étude de cas ou un recueil de travaux/projets financiers passés ?

    Bien cordialement,

    • CT a écrit:

      Bonjour Sam, c’est une demande qui revient assez souvent. Pour ma part, j’ai bien le Synthex Finance https://goo.gl/oV5GYQ qui contient des rappels de cours + des exercices d’application.
      Cordialement,
      CT

  30. Benoît a écrit:

    Bonjour M.Thibierge,

    Merci pour cet ouvrage très intéressant tant au niveau du contenu que de sa pédagogie.

    P.41, j’ai essayé, en vain, d’obtenir le ROE à partir de la rentabilité pour l’actionnaire avant impôt.
    Dans le cas de l’année N-3, j’ai réintégré les produits financiers (0,4) et le résultat exceptionnel (-2,5). En additionnant ces 2 éléments et en les divisant par l’actif économique, on obtient: -0,41%
    J’ai ensuite soustrait ce pourcentage au ROCE et recalculé l’effet de levier. L’effet de levier trouvé est 5,98. J’obtiens ainsi une rentabilité pour l’actionnaire avant impôt de 20%.
    J’ai ensuite appliqué la formule ROE = 20% (1 – tx d’impôts) = 20% * 0,77 = 13,4% et non 12,8% comme indiqué dans le livre.

    Pouvez-vous m’indiquez le chemin à suivre pour retrouver mes billes svp?

    Merci.
    Benoît

    • CT a écrit:

      Bonjour Benoît,
      je ne découvre votre commentaire que maintenant. Cela nécessite des calculs qui ne sont pas dans le livre (le chapitre d’analyse financière s’arrête avant le calcul de la rentabilité pour l’actionnaire). Si votre demande est toujours d’actualité, envoyez-moi un mail à mon adresse escpeurope (google est votre ami), et je vous répondrai.
      Cordialement,
      CT

  31. MICHEL a écrit:

    Bonsoir,
    Merci pour votre livre.
    Une seule question à vous poser : Actualisation
    « Le principe de l’actualisation revient à admettre que la même « valeur » (équivalent) est accordée à 1€ qu’à (1+i)N puissance N € (avec N années) »

    1-Pourquoi dit-on la même valeur car 1€ n’est pas égale à (1+i) puissanceN € , dans ce cas là pourquoi actualiser?

    2-page 61 de votre livre vous utilisez le terme indifférent dans la phrase :
    « Il est donc indifférent à Leroidec de dépenser 13 000 € chaque année ou 34 749 € en une fois »

    -L’indifférence est lié au niveau du taux d’intérêt
    -Encore faut-il qu’il soit en possession en une fois de 34 749 € pour être indifférent

    *******************************************************************
    Merci
    Michel HENNEQUIN

    • CT a écrit:

      Bonjour Michel,

      1. Pourquoi dit-on la même valeur […] dans ce cas là pourquoi actualiser?
      => Prenons un exemple. Je vous propose de recevoir SOIT 100€ aujourd’hui, SOIT 100€ dans un an. Il est probable que vous allez préférer recevoir 100€ aujourd’hui (satisfaction immédiate, sécurité…). Maintenant, supposons que je dise « 90€ aujourd’hui, ou 100€ dans un an ? » Là, vous allez commencer à réfléchir : est-ce qu’il vaut mieux toucher moins, mais tout de suite, ou plus, mais dans un an, avec l’incertitude de ce qui peut se passer en un an ? Troisième proposition : « 50€ aujourd’hui, ou 100€ dans un an ? ». Ici, la plupart des personnes choisiront 100€ dans un an. Ceci pour vous montrer que nous faisons tous, toujours, des comparaisons entre aujourd’hui et plus tard, et nous cherchons des équivalents. Revenons à la proposition 2 : 90€ aujourd’hui ou 100€ dans un an. Aujourd’hui, les livrets A rapportent (disons) 1% par an. Donc, si vous choisissez la solution 1, vous allez percevoir 90€ tout de suite, et si vous les placez sur un livret A, cela vous donnera 90x(1+1%)=90,9€ dans un an. Or, la deuxième solution vous proposait 100€ dans un an… Donc ce raisonnement devient « vaut-il mieux avoir 90,9€ dans un an, ou 100€ dans un an? » Vous voyez que les raisonnements avec les taux d’intérêt permettent de calculer des sommes « à la même date ». Le raisonnement de l’Actualisation est le même, mais cette fois il rapporte tout au présent. 100€ dans un an sont équivalents à 100/(1+1%) = 99,01€ aujourdhui. En effet, si vous touchiez 99,01 aujourd’hui, et que vous les placiez à 1%, vous obtiendriez pile-poil 100€ dans un an. L’actualisation vous permet alors de formuler la proposition 2 de la manière suivante : « vaut-il mieux toucher 90€ aujourd’hui, ou 99,01€ aujourd’hui ? » La réponse est évidente pour un être rationnel…

      Question 2 : je ne vois pas de question de votre part. Je vais répondre sur le terme « indifférent ». Pour Leroidec, 34 749 aujourd’hui ou plusieurs versements futurs de 13 000 ont *la même valeur actuelle*. Il lui est donc économiquement indifférent de choisir l’un ou l’autre. Et s’il n’a pas les 34 479 aujourd’hui, il peut toujours les emprunter, en faisant miroiter les revenus futurs. Prenons un exemple : vous héritez d’un bail commercial qui va vous procurer 1000€ de loyer par an pendant 5 années, puis qui se terminera. Or vous avez besoin d’argent immédiatement pour vous acheter une paire de chaussures Berlutti. Vous pouvez toujours aller voir un banquier, en disant « je n’ai pas d’argent liquide, mais j’ai la promesse de toucher 5 versements de 1000€ ». Le banquier vous jauge, et décrète qu’il va vous prêter au taux de 6% annuel. Il va alors vous prêter une somme qui sera l’addition de 1000/(1+6%) + 1000/(1+6%)^2 + 1000/(1+6%)^3 + 1000/(1+6%)^4 + 1000/(1+6%)^5 = 4 212,36€. Certes, c’est moins que 5000€, mais c’est son calcul de la somme maximum correspondant à 5 remboursements successifs de 1000€. En termes financiers, on dit alors que vous êtes indifférent à la perception immédiate de 4 212,36, ou la perception de 5 loyers annuels de 1000, car les deux possibilités ont la même valeur actuelle.
      J’espère que c’est clair.

      Cordialement,
      CT

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